En mars 2014, Pınar Selek soutenait une thèse sur les mouvements contestataires de Turquie : des mobilisations menées au nom du genre, de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance ethnique, et leurs convergences sous la répression. Plus de dix ans après, elle en publie une version largement abrégée. Non pour revisiter ni actualiser une ancienne recherche, mais pour rendre visible, sous une forme nouvelle, ce travail qui semble aujourd’hui encore actuel. Achevée en novembre 2013, cette enq...
En mars 2014, Pınar Selek soutenait une thèse sur les mouvements contestataires de Turquie : des mobilisations menées au nom du genre, de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance ethnique, et leurs convergences sous la répression. Plus de dix ans après, elle en publie une version largement abrégée. Non pour revisiter ni actualiser une ancienne recherche, mais pour rendre visible, sous une forme nouvelle, ce travail qui semble aujourd’hui encore actuel. Achevée en novembre 2013, cette enquête éclaire l’actualité sombre du pays. En revenant sur les singularités de l’espace militant en Turquie, notamment sur ces processus de démocratisation par le bas qui échappent, au moins en partie, au contrôle du pouvoir, cet ouvrage donne à voir des dynamiques de résistance toujours vivantes. Attentif aux alliances entre mouvements distincts, aux espaces intermédiaires où circulent les ressources militantes, il ouvre des perspectives sur les transformations de l’action collective.
Pınar Selek est écrivaine, conteuse, enseignante-chercheuse (département de sociologie-démographie & URMIS, Université Côte d’Azur) et coresponsable de l’Observatoire des migrations des Alpes-Maritimes. Ses recherches portent sur les mobilités, les mécanismes et l’organisation des pouvoirs et l’action collective. Ses seize livres, écrits en français ou en turc, sont traduits et publiés en plusieurs langues. Écoféministe et anti-autoritaire, elle est engagée dans de multiples luttes transnationales.