Le contentieux foncier constitue aujourd'hui l'une des principales sources de conflits au Mali. Alimenté par la croissance démographique, l'urbanisation accélérée, la pression économique sur les terres et la coexistence de systèmes juridiques parfois contradictoires, il met à rude épreuve la sécurité juridique des droits fonciers ainsi que l'efficacité des institutions chargées de leur protection. Entre les règles coutumières, profondément enracinées dans les pratiques sociales, et les mécanis...
Le contentieux foncier constitue aujourd'hui l'une des principales sources de conflits au Mali. Alimenté par la croissance démographique, l'urbanisation accélérée, la pression économique sur les terres et la coexistence de systèmes juridiques parfois contradictoires, il met à rude épreuve la sécurité juridique des droits fonciers ainsi que l'efficacité des institutions chargées de leur protection. Entre les règles coutumières, profondément enracinées dans les pratiques sociales, et les mécanismes modernes issus du droit positif, les litiges fonciers révèlent les limites d'un système juridique confronté à des enjeux économiques, sociaux et institutionnels majeurs. Le présent ouvrage propose une analyse approfondie du contentieux foncier au Mali à travers le prisme de la sécurité juridique et de la protection des droits fonciers. Il met en lumière les causes structurelles des conflits, les insuffisances du cadre normatif et institutionnel, les difficultés de preuve des droits, les dysfonctionnements administratifs ainsi que les défis liés à la coexistence des droits coutumiers et des droits modernes.
Salif SACKO est magistrat et docteur en droit public de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Spécialiste de droit public, ses recherches portent principalement sur le droit constitutionnel, le droit international public, le droit foncier, la justice constitutionnelle, la protection des droits fondamentaux et l'organisation judiciaire. Elles s'intéressent surtout aux mutations institutionnelles, à la gouvernance publique, à la sécurité juridique et à la consolidation de l'État de droit dans les États africains. Auteur de plusieurs publications scientifiques parues dans des revues juridiques, il entend, à travers ses travaux, contribuer au développement de la doctrine juridique africaine et au renforcement de la culture de l’État de droit.