« Si té viens dins l’Nord, dins l’Nord ou dins l’Pas-d’Calais, cros pas ç’qu’in t’a raconté
Té verras qu’ichi, in y est bien au pays des ch’ti mis. » Simon Colliez.
Dans les années 1960, Ernest Farvaque passe ses vacances dans la maison de ses grands-parents maternels à Noyelles-sous-Lens, au cœur du bassin minier, véritable creuset d’un parler et d’un art de vivre où se mêlent des influences culturelles de l’Artois, de la Picardie ou des Flandres. Chaque année, pendant plusieurs semaines, il v...
« Si té viens dins l’Nord, dins l’Nord ou dins l’Pas-d’Calais, cros pas ç’qu’in t’a raconté
Té verras qu’ichi, in y est bien au pays des ch’ti mis. » Simon Colliez.
Dans les années 1960, Ernest Farvaque passe ses vacances dans la maison de ses grands-parents maternels à Noyelles-sous-Lens, au cœur du bassin minier, véritable creuset d’un parler et d’un art de vivre où se mêlent des influences culturelles de l’Artois, de la Picardie ou des Flandres. Chaque année, pendant plusieurs semaines, il vit au rythme de ces gins d’ichi, les ch’timis, partage leur quotidien, leurs valeurs et leurs conversations. Il s’imprègne de leur culture, de leurs traditions et de leur patois, à tel point qu’aujourd’hui encore il utilise des mots ou des expressions entendus alors.
Ce patois, où, par exemple, le « ch » se prononce « qu », le « re » devient « ar », et « a » devient grave », à la limite du « o », l’auteur le fait revivre grâce à ce petit dictionnaire amoureux. Il ne se contente pas de nous donner la traduction et la définition de près de 130 mots ou expressions, mais les illustre avec une anecdote, une petite histoire ou un souvenir, et bien évidemment des photos anciennes sorties tout droit des albums de famille. Ainsi, au fil de l’alphabet, est évoquée, avec malice et bonne humeur, la vie de nos aïeux, sur plusieurs générations, des années 1900 à 1945.
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