Ce recueil est né du besoin de renouer avec un père disparu, de poursuivre une conversation rompue. Les mots y creusent la page comme une ancre qui accroche le fond, faisant remonter des images-sédiments, les bribes d’une histoire restée dans le silence et la pudeur. La poésie devient alors la seule langue capable de transformer l’absence en présence, d’inventer un espace où la voix du père peut encore résonner. Ces poèmes sont des bois flottants après l’ouragan, des signes perdus cherchant une ...
Ce recueil est né du besoin de renouer avec un père disparu, de poursuivre une conversation rompue. Les mots y creusent la page comme une ancre qui accroche le fond, faisant remonter des images-sédiments, les bribes d’une histoire restée dans le silence et la pudeur. La poésie devient alors la seule langue capable de transformer l’absence en présence, d’inventer un espace où la voix du père peut encore résonner. Ces poèmes sont des bois flottants après l’ouragan, des signes perdus cherchant une main rassembleuse. Ils portent l’obstination d’un dialogue impossible et pourtant toujours repris. Écrire ce qu’on ne peut écrire : une hérésie que seule la poésie pouvait assumer.
Fabrice Cuguen a déjà publié un ouvrage intitulé Petits pas entre ciel et terre aux éditions Les Impliqués ainsi que de nombreux poèmes dans plusieurs anthologies. Pour lui, la poésie répond à la nécessité de construire une nouvelle vision du monde, de libérer les mots de leur fonction utilitaire en les replaçant au cœur de l’humain.