En 1891, au Congrès international des Sociétés de géographie tenu à Berne, le professeur allemand Albrecht Penck présenta un projet de Carte de la Terre à l’échelle métrique du millionième. Ce projet fut favorablement accueilli par la communauté géographique. En revanche, les principaux États repoussèrent l’idée de partager les connaissances accumulées par leurs géographes. Au tournant du siècle, la réalisation du projet n’avait pas avancé d’une manière significative. Cette situation aurait pu s...
En 1891, au Congrès international des Sociétés de géographie tenu à Berne, le professeur allemand Albrecht Penck présenta un projet de Carte de la Terre à l’échelle métrique du millionième. Ce projet fut favorablement accueilli par la communauté géographique. En revanche, les principaux États repoussèrent l’idée de partager les connaissances accumulées par leurs géographes. Au tournant du siècle, la réalisation du projet n’avait pas avancé d’une manière significative. Cette situation aurait pu se prolonger si la publication d’une autre Carte internationale voulue par le Prince-océanographe Albert 1er de Monaco, n’avait pas créé les conditions pour imposer les choix qui seraient nécessairement ceux de l’avenir. L’heure des concessions réciproques avait sonné. La Conférence de Londres de 1909 et celle de Paris en 1913 achevèrent de donner toute sa consistance à un projet sur le point d’aboutir quand la Première Guerre mondiale éclata. Le projet sortit renforcé de cette épreuve, sous l’égide de l’Union Géographique Internationale nouvellement créée (1922), sans l’Allemagne. Il survécut également à la Seconde Guerre mondiale sous la tutelle de l’Organisation des Nations-Unies.
Jean-Pierre MARTIN a été professeur puis personnel de direction à Cherbourg-en-Cotentin. Son retour vers des questions abordées au cours de sa formation a été marqué par des découvertes stimulantes. Les relations nouées, en France et à l’étranger, à la suite d’un premier ouvrage, ont tourné sa réflexion vers l’histoire de la géodésie et de ses applications. Les travaux menés conjointement avec ses partenaires ont confirmé cette orientation par l’étude de la mise en place des réseaux géodésiques dans une Europe qui par la topographie, prenait davantage conscience d’elle-même. L’histoire de la Carte du Monde est l’aboutissement de ces recherches.
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