Dans cet ultime volume de carnets, Raymond Espinose circonscrit au plus près la silhouette de celui qu’il fut, qu’il est : un être volontaire — un homme « qui a beaucoup reçu de la vie » dont « l’effort ne fut jamais relâché » et qui s’affranchit des scories, « de […] ce qui alourdit inutilement » (Pierre Saint-Servant). Espinose a consacré sa vie à la littérature, à l’amitié, à une certaine esthétique. Mais toujours il s’est efforcé de demeurer souverain. Par son style sobre et maîtrisé, ...
Dans cet ultime volume de carnets, Raymond Espinose circonscrit au plus près la silhouette de celui qu’il fut, qu’il est : un être volontaire — un homme « qui a beaucoup reçu de la vie » dont « l’effort ne fut jamais relâché » et qui s’affranchit des scories, « de […] ce qui alourdit inutilement » (Pierre Saint-Servant). Espinose a consacré sa vie à la littérature, à l’amitié, à une certaine esthétique. Mais toujours il s’est efforcé de demeurer souverain. Par son style sobre et maîtrisé, notre auteur séduira le lecteur qui sait que « la clarté orne les pensées profondes » (Vauvenargues). Demeurer allusif ici, pudique là-bas. Le sujet de cet ouvrage, l’un des plus délicats, tire toujours sa force de l’amour de l’écriture — mais aussi du bonheur qu’elle sécrète. Qui s’y est attelé sait que l’effort irradie tel et tel autre bonheur : ici un tempérament et en face un sujet.