Essayer de relier une possible démocratie du travail à un possible internationalisme ouvrier est un défi. Ces deux possibles sont-ils encore envisageables ensemble ? Citant Eugène Varlin, pour qui l’Internationale ouvrière est la condition de la paix entre les nations, Robert Cabanes s’appuie également sur des commentaires d’Antonio Gramsci, de Simone Weil, de Bruno Trentin et de Karl Marx, qui posent la question des capacités de la démocratie à infiltrer le travail concret et à assurer l’essor ...
Essayer de relier une possible démocratie du travail à un possible internationalisme ouvrier est un défi. Ces deux possibles sont-ils encore envisageables ensemble ? Citant Eugène Varlin, pour qui l’Internationale ouvrière est la condition de la paix entre les nations, Robert Cabanes s’appuie également sur des commentaires d’Antonio Gramsci, de Simone Weil, de Bruno Trentin et de Karl Marx, qui posent la question des capacités de la démocratie à infiltrer le travail concret et à assurer l’essor d’une internationale ouvrière par l’«échange des enracinements», proposé par Simone Weil, qui deviendrait du même coup la condition d’une gestion durable de la planète.
Robert Cabanes a été socio-anthropologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) de 1964 à 2014. Il a travaillé sur le développement de la région de la vanille dans le nord-est de Madagascar, puis pour le programme du CNRS « Observation du changement social en France », avant d’étudier la classe ouvrière brésilienne. Il est notamment auteur de : Travail, famille, mondialisation. Récits de la vie ouvrière, São Paulo, Brésil (IRD – Karthala, 2002).