Ce quatorzième numéro de la Revue sénégalaise d’Histoire explore, dans une perspective de longue durée (de la fin du XVIIIe au XXIe siècle), les figures et les pratiques d’intermédiation en Afrique. À travers une série d’études de cas variées, il analyse le rôle d’acteurs situés à l’interface entre pouvoirs coloniaux, sociétés locales et institutions contemporaines. Soldats, laptots, chefs religieux et coutumiers, courtiers ou médiateurs culturels apparaissent ainsi comme des agents essentiels d...
Ce quatorzième numéro de la Revue sénégalaise d’Histoire explore, dans une perspective de longue durée (de la fin du XVIIIe au XXIe siècle), les figures et les pratiques d’intermédiation en Afrique. À travers une série d’études de cas variées, il analyse le rôle d’acteurs situés à l’interface entre pouvoirs coloniaux, sociétés locales et institutions contemporaines. Soldats, laptots, chefs religieux et coutumiers, courtiers ou médiateurs culturels apparaissent ainsi comme des agents essentiels des circulations économiques, politiques et culturelles. L’ouvrage met en lumière la diversité de leurs statuts, leurs marges de manœuvre ainsi que leurs stratégies d’adaptation dans des contextes marqués par la domination, la négociation et les transformations sociales. En croisant les apports de l’histoire et de l’anthropologie, il interroge la manière dont ces intermédiaires ont façonné les dynamiques coloniales et postcoloniales, révélant à la fois des continuités et des recompositions au sein des sociétés africaines.